Mode in Textile

La durabilité des vêtements, une préoccupation majeure pour les Européens

Le COFREET, Comité Français de l’Étiquetage pour l’Entretien des Textiles, annonce les résultats du deuxième baromètre Européen 2019 « L’étiquette d’entretien textile et les Européens » mené par le GINETEX sur l’entretien des textiles avec IPSOS. L’enquête présentée aujourd’hui a été réalisée dans sept pays européens : la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie, la Suède, la République Tchèque et l’Espagne.

Les Européens aiment leurs vêtements et souhaitent les conserver le plus longtemps possible

C’est l’une des tendances majeures qui se dégagent de ce baromètre : les Européens aiment s’offrir des vêtements et ont le souci d’en prendre soin. Ainsi, dans les sept pays sur lesquels porte l’étude, toutes les personnes interrogées ou presque (97%) se sont offerts au moins un vêtement au cours des six derniers mois. Dans le détail, les proportions varient entre 94%, en Suède, 95% en France et 98% en Italie et en Espagne.

Soucieux de la durabilité de leurs vêtements, les Européens accordent une grande importance aux consignes d’entretien : 70% respectent les indications inscrites sur l’étiquette de leurs textiles, un résultat relativement constant (+1 point) par rapport à la dernière édition du baromètre en 2017. Toutefois sur ce point, les réponses diffèrent de manière importante entre les pays : 78% des Suédois suivent ainsi assidûment les consignes d’entretien, 71% en France et seulement 64% au Royaume-Uni.

Interrogés sur les raisons qui les poussent à respecter ces consignes, deux personnes interrogées sur trois citent, parmi leurs deux premières motivations, le souci de conserver leur vêtement le plus longtemps possible, le signe que la durabilité des vêtements est un enjeu largement partagé en Europe

« Ce baromètre est un rendez-vous riche en enseignements pour la profession. La durabilité des vêtements est au cœur des préoccupations des Européens qui souhaitent les préserver le plus longtemps possible. Il ressort de ce baromètre que les Français, avec quelques disparités, partagent les mêmes préoccupations que leurs voisins, en matière d’entretien et de durabilité des vêtements. Ils font également largement confiance aux étiquettes d’entretien de leurs textiles. C’est pour nous le signe que le travail du COFREET est particulièrement en phase avec les aspirations des Français », commente Yann Balguerie, président du COFREET.

L’étiquette textile, l’indispensable allié des Européens pour entretenir leurs vêtements

Plus de huit Européens sur dix (82%) considèrent l’étiquette d’entretien textile comme utile. Tout en demeurant très élevée, cette proportion est de 76% pour la France, et 79% en Espagne. A l’inverse, elle atteint 86% en République Tchèque, 85% en Italie et 84% en Suède.

Signe de l’importance que les Européens lui accordent, l’étiquette d’entretien textile est un accessoire indispensable à l’achat d’un vêtement pour une grande majorité des personnes interrogées : 75% des Européens n’achèteraient jamais, ou rarement, un vêtement sans consigne d’entretien. En France, cette proportion est également très importante : 72%. Ailleurs en Europe, les Britanniques et les Allemands sont les plus attachés à l’étiquette : pour 83% des habitants de ces pays, l’achat d’un textile sans étiquette n’est pas envisageable, ou rare.

C’est le plus souvent au moment du premier lavage (47%) ou lors de l’achat d’un vêtement (26%) que les Européens consultent les consignes inscrites sur leurs étiquettes. Ce sont les Allemands qui consultent le plus l’étiquette au moment de l’achat (33%) et les Italiens ceux qui la regardent le plus lors du premier lavage (53%) ainsi que les Suédois (52%). Sur ces deux points, les Français se situent dans la moyenne des comportements européens : 45% d’entre eux consultent l’étiquette lors du premier lavage, et 28% lorsqu’ils l’achètent.

Les Européens sont donc sensibles à l’importance des étiquettes textiles dans l’optique de l’entretien de leurs vêtements, reste à évaluer leur compréhension des symboles. Celui concernant le repassage est parfaitement identifié : 98% des Européens le reconnaissent. Il en est de même pour le symbole du lavage, bien reconnu par près de neuf personnes sur dix (89%). Pour les autres en revanche, les proportions sont bien moindres. Seules 28% des personnes interrogées connaissent le symbole du blanchiment (mais 45% en Espagne et 40% en Italie), 24% pour le séchage et à peine 15% pour le lavage professionnel.

Et lorsqu’ils ne reconnaissent pas les symboles de leur étiquette d’entretien, les Européens ont le réflexe d’aller sur Internet pour près de la moitié d’entre eux (49%). A noter qu’en France, 41% seulement des personnes interrogées se renseignent en ligne, contre 56% des Tchèques ou 55% des Italiens. En revanche, les Français, comme les Suédois, sont 34% à se débrouiller par eux-mêmes dans cette situation, soit bien davantage que l’ensemble des Européens (26%).

Les Européens sont très attachés à l’idée d’offrir une seconde vie à leurs vêtements

A l’heure de la prise de conscience des enjeux écologiques, cette tendance se dégage nettement de notre baromètre. Ainsi, lorsqu’ils ne veulent plus d’un vêtement, seuls 7% des Européens et même 5% des Français le jettent à la poubelle. A l’inverse, 75% des Européens le donnent (32% à des associations, 13% à leurs proches et 30% dans des points de collecte).  Dans le détail, le don à une association est particulièrement courant au Royaume-Uni (57% des personnes interrogées), celui à un proche en Italie et en République Tchèque (19%) et en Italie (18%), et le dépôt dans un point de collecte est privilégié en Allemagne (52%). Les Français, eux, sont parmi les plus friands de revente, via des applications ou à des magasins de seconde main, et d’échange de vêtements avec leurs proches (14% d’adeptes, contre 9% pour le reste des Européens).

Dans cette optique, il est particulièrement important de conserver les étiquettes des vêtements. En effet, elles peuvent être très utiles voire indispensables pour les personnes qui récupèrent les vêtements dans le cadre d’une seconde vie. Or, 68% des Européens découpent les étiquettes de leurs textiles, systématiquement ou de temps en temps. En France, ils sont même 74% à le faire. A l’inverse, 45% seulement des Britanniques découpent leurs étiquettes, et 60% des Suédois.

Méthodologie de l’étude

Cette étude a été réalisée par l’institut IPSOS pour le GINETEX, Groupement International d’Étiquetage pour l’Entretien des Textiles auprès d’un échantillon de 1000 personnes âgées de 18 à 65 ans dans chacun des 7 pays (soit un total de 7 000 personnes) : France, Allemagne, République Tchèque, Royaume-Uni, Suède, Italie et Espagne. Cette étude a été menée en ligne du 21 au 27 novembre 2018 pour la France et du 21 juin au 5 juillet 2019 pour l’Allemagne, la République Tchèque, le Royaume-Uni, la Suède, l’Italie et l’Espagne.

Source: communiqué COFREET – 07/11/192T